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Contrevérités d’Yves Foulon sur le POA et l’hôtel 5 étoiles

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Lors de la réunion du conseil de quartier de la Ville d’hiver, tenue le 29 mars 2018, j’ai demandé au maire si les projets de POA au Petit Port et d’hôtel à Peyneau promus et initialisés par la municipalité en novembre 2010, seraient effectivement commencés avant la fin du mandat actuel. Sa réponse a été hésitante sur le début des travaux du fait des nombreux recours mais il a été beaucoup plus prolixe sur la responsabilité initiale de ces projets :

  • Pour le POA ce serait le préfet qui a signé le permis de construire qui serait responsable de la décision et non la commune ;
  • Pour l’hôtel qui est un projet privé la commune se contente de signer le permis de construire.

Yves Foulon oublie ou plutôt feint d’ignorer qu’en novembre 2010 il a organisé deux réunions au palais des congrès en présence de plusieurs centaines d’Arcachonnais pour leur présenter les deux projets encouragés et soutenus par la commune et nécessitant de porter la hauteur maximale en front de mer votée par la commune, à plus de 24 m. L’hôtel 5 étoiles devait permettre d’accueillir des congressistes fortunés mais surtout d’installer dans le même bâtiment, le casino ce qui libérerait le château Deganne  destiné à augmenter la capacité d’accueil  de congrès. Cet hôtel est un projet privé mais porté à bout de bras par la commune.

Pour le POA l’installation au Petit Port destinée à libérer le terrain de Peyneau, n’a été rendue possible en plus de la modification de la hauteur maximale que parce que la commune a autorisé la construction sur le domaine maritime.

Ces deux projets sont intimement liés puisque la très forte augmentation des droits à construire à Peyneau où sera l’hôtel, permet une valorisation élevée du terrain dont la vente financera la construction du POA, cela  montre bien  l’implication initiale totale de la commune dans leur lancement.

Pourquoi ce désengagement et ces contrevérités d’Yves Foulon. La réponse est simple : l’élection municipale de 2020 approche, or les Arcachonnais sont de plus en plus opposés à ces deux projets qui vont dégrader et enlaidir le front de mer, il faut donc en faire porter la responsabilité sur d’autres acteurs. De même dans le document pré-électoral distribué en janvier et vantant ses réalisations et les opérations à venir il n’est pas fait mention du POA et de l’hôtel pourtant projets portés au pinacle en 2011 et les années suivantes, rien ne doit entacher la campagne à venir ni amener les Arcachonnais à se poser des questions sur l’avenir à long terme de leur commune.

André Tillier

 

 

Pourquoi je m’engage dans la campagne municipale

 

Cadre à la retraite et ancien militant UMP ayant rejoint LREM, je m’engage pour défendre ce à quoi je crois et aujourd’hui pour défendre Arcachon contre les menaces qui pèsent sur notre ville du fait des orientations de gestion de la commune, mises en œuvre par le maire Yves Foulon depuis presque  20 ans. Ces orientations dont les conséquences sont déjà bien visibles, ont un effet cumulatif et insidieux et il devient urgent de réagir.

La principale menace est liée aux projets d’urbanisme qui ont des effets directs et indirects :

  • la construction du POA (130 m de long, plus de 20 m de haut) et de l’hôtel de luxe (24 m de haut, 40 m de large) en front de mer, crée une atteinte inacceptable au site d’Arcachon et ouvre la porte à d’autres constructions identiques. Le front de mer risque de ressembler à la Costa Brava.
  • la volonté votée fin 2012 de construire 2 800 logements d’ici 2030 va continuer à changer la physionomie d’Arcachon dont le charme ne sera plus qu’un lointain souvenir. Ces logements, en très grande partie des résidences secondaires, ne seront occupés que l’été ce qui accentuera l’encombrement à cette période alors que nous avons besoin de renforcer l’animation en période creuse. Cette politique ne permet pas aux jeunes de se loger à Arcachon ce qui aura pour conséquences un vieillissement accru de notre population, or une cité qui vieillit et dont le nombre de jeunes diminue est une cité qui meurt. Je ne veux pas d’une cité « Bling Bling » où les Arcachonnais ne se retrouveront plus.

Je suis contre ceux qui font de la politique un métier car ceux-là se mettent à leur service et non au service de la collectivité. Je suis contre le trop grand nombre de mandats successifs car avec le temps il devient de plus en plus difficile de résister à des tentations que la morale et l’éthique réprouvent. Mais surtout, je pense qu’une élection municipale dans une petite ville comme Arcachon, ne doit pas être politisée en recevant l’investiture d’un parti. Nous votons alors sur un programme local très éloigné des grandes options nationales des partis et une investiture  politique  ne peut que renforcer les clivages partisans et empêcher les bonnes volontés de s’unir, or seule l’union de toutes les bonnes volontés permettra de construire une majorité au seul service des Arcachonnais.

André Tillier

Affaire COGEDIM – Bilan final et interrogations

   – Le 1er aout 2011 Yves Foulon maire d’Arcachon signe avec la COGEDIM une promesse de vente d’un montant de 9,5 M€ pour un terrain situé rue Lamarque de Plaisance, la promesse comportant une clause de résiliation si un indice lié au nombre de vente de logements entre le 1er août 2011 et le 23 décembre 2012, baissait de plus de 10 %.
    – le 21/12/2011 accord du CM pour signer l’acte de vente fin 2012 et recevoir le premier acompte fin 2011 qui a été versé le 23 décembre 2011: acompte versé un an avant la signature de l’acte de vente.
    – Fin 2012 la COGEDIM prévient la municipalité que l’indice des ventes inscrit dans l’acte de vente a baissé de plus de 10 %. A ce moment deux solutions sont contractuellement possibles :
                – résiliation de la vente avec rétrocession du premier acompte à la COGEDIM ;
                – signer l’acte de vente aux conditions initiales.
    – le 13/12/2012 Y Foulon choisit, sans aucune explication ou justification, une autre solution ne correspondant pas aux conditions de la promesse de vente :
                – le deuxième acompte de 4,5 M€ est décomposé en deux acomptes, l’un payable de 3 M€ dans les trois mois, l’autre de 1,5 M€ sans date limite de paiement et assorti d’une formule de révision à la baisse faisant prendre en charge par la commune les rabais, par rapport aux prix de vente catalogue, que la COGEDIM devrait consentir à ses acquéreurs pour vendre les appartements. Avec un rabais moyen de 5 % l’acompte de 1,5 M€ serait annulé. l’intérêt des sociétés immobilières étant de vendre les appartements le plus rapidement possible et les rabais étant dans le cas présent, pris en charge par la commune, la probabilité que l’acompte soit considérablement diminué voire annulé, était très grande. C’est d’ailleurs ce qui a été confirmé en novembre 2016 la commune ayant reconnu  que ce dernier acompte avait été annulé.
    – Pourquoi Y. Foulon a-t-il retenu et accepté cet accord très négatif pour la commune puisqu’il lui fait perdre 1,5 M€, mais par contre très positif pour la COGEDIM qui, par rapport à la promesse de vente, a vu son bénéfice augmenter de 1,5 M€. S’il avait exigé que la COGEDIM applique les conditions de la promesse de vente, celle-ci aurait pu demander l’annulation du contrat et donc la commune aurait dû restituer l’acompte de 5 M€ versé fin 2011. Les finances d’Arcachon pourtant déclarées en permanence parfaitement équilibrées et solides par Y. Foulon, auraient-elles supporté cette restitution et le non versement de l’acompte de 3 M€ début 2013 ?
    Les Arcachonnais ont le droit de savoir les raisons exactes qui ont conduit à accepter un tel accord aussi déséquilibré et négatif pour la commune.
    Ils ont aussi le droit de se demander si la COGEDIM n’a pas eu envie de remercier celui qui est à l’origine d’un tel cadeau totalement injustifié.
     Ce bilan final confirme que le recours que j’ai déposé en 2013 devant le TA de Bordeaux, était parfaitement justifié et que le TA ne m’avait débouté que sur des questions de forme (intérêt à agir) et absolument pas sur le fond. La deuxième question que peuvent se poser les Arcachonnais doit être rapprochée du fait que la COGEDIM m’avait, en 2013, demandé devant témoin, à quelles “conditions”  j’accepterais de retirer son recours.
    André Tillier