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Journée de la Femme 2020

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Arcachon 2020

8 mars 2020

Comme chaque année à travers le monde, est célébrée aujourd’hui 8 mars la Journée de la femme ou Journée internationale des droits des femmes. Cette journée se propose de mettre en avant la lutte pour les droits des femmes et, notamment, pour la réduction des inégalités homme-femme.  

A Arcachon, les femmes sont les grandes oubliées dans le choix du nom des rues, bien loin de la parité actuellement recherchée dans tous les domaines. Arcachon 2020 propose à l’occasion de cette Journée 2020 deux grands noms féminins de l’histoire locale pour permettre de combler, très peu, le vide mémoriel municipal.

Le nom qui vient en premier à l’esprit est celui de la grande navigatrice Virginie Hériot. Avec Simone Thion de La Chaume en golf et Suzanne Lenglen au tennis, elle formait le trio des grandes sportives françaises de ce que l’on a appelé les Années Folles. C’était un peu le Tabarly féminin de cette époque, à la fois conceptrice de nouveaux voiliers et chef de bord. Médaillée d’or aux Jeux olympiques d’Amsterdam de 1928, elle a contribué à la promotion de la voile et sera reconnue comme une « Ambassadrice de la marine française », ce qui lui vaudra également le surnom poétique de « Madame de la Mer ».

En août 1932, lors d’une régate sur le Bassin, elle meurt d’une syncope à Arcachon.  

Virginie Hériot est née au Vésinet (Yvelines) le 25 juillet 1890. Elle est la fille du commandant Zacharie Olympe Hériot, héritier des Grands Magasins du Louvre, et de Cyprienne Dubernet. Elle connaît une enfance choyée et dorée. A 14 ans, elle effectue sa première croisière, sur le luxueux steamer familial Ketoomba. D’avril à juin, elle fait le tour de la Méditerranée et rencontre Pierre Loti qui l’accueille à bord du croiseur-torpilleur Vautour qu’il commande. Elle acquiert alors la certitude qu’elle deviendra navigatrice : “Je serai marine“.  

A vingt ans, elle épouse le vicomte François Marie Haincque de Saint-Senoch, également passionné par la mer. C’est un grand mariage aristocratique et mondain. Le ménage part en voyage de noces sur l’ancien Ketoomba, devenu le Salvador reçu en cadeau de mariage. Un fils, Hubert, naît en 1913. Virginie fait construire son premier yacht de course, l’Aile I, avec lequel elle tente, sans succès, de reconquérir la Coupe de France que les Anglais détiennent depuis deux ans. La guerre vient interrompre ses navigations et elle doit subir alors une grave intervention chirurgicale. Se sentant mourir, elle écrit plusieurs lettres d’adieu. En juin 1921, elle se sépare de son mari. À compter de cette date, elle se consacre de manière de plus en plus exclusive à la navigation, ne séjournant que rarement dans son appartement parisien. .

En 1921, le “matelot Virginie“, comme elle aimait se faire appeler, acquiert un imposant yacht à vapeur de 85 mètres et 1 492 tonneaux, le Finlandia. Elle le remplacera plus tard par une goélette de 45 mètres et 400 tonneaux baptisée Ailée à bord de laquelle elle passe dix mois par an. Elle fait construire plusieurs bateaux de compétition, dont Aile (8 mètres) et Petite Aile (6 mètres). En 1922, l’Aile II est battue au Havre par le yacht Bora. Mais, avec persévérance, elle persiste et commence bientôt à enchaîner les victoires.

1928 voit sa plus belle victoire. En août, à Amsterdam, à bord du yacht Aile VI, Virginie remporte la médaille d’or des Jeux Olympiques et fait gagner la France dans la Coupe d’Italie devant  la Hollande, l’Italie, l’Angleterre, les USA, la Suède, la Norvège et l’Argentine : “Ma victoire olympique fut très belle. Lutte ardente contre tout et contre tous. Tout coalisé contre mon Aile ! Je dus combattre le doute, le temps, la routine, la supériorité, la muflerie, la fatigue et la maladie. J’ai donné, comme dans une bataille, ma vie pour avoir la victoire.”

Cet exploit lui vaut la Légion d’honneur. C’est la gloire. De partout, elle reçoit des hommages. Admiratifs, les Anglais la reconnaissent comme “The greatest yachtwoman in the world” ou “The queen of yachting“. .

Femme du monde, Virginie va côtoyer au cours de sa vie beaucoup de têtes couronnées et de personnalités dirigeantes de l’époque. Alphonse XIII, qui l’admire énormément, lui rend visite sur Ailée II et la décore du Mérite naval espagnol. Le poète Rabindranôth Tagore la surnomme joliment “Madame de la Mer“.

1929 est également riche en victoires. Avec Aile VI, Virginie reprend La Coupe de France aux Anglais. Elle remporte aussi la Coupe d’Italie et la Coupe du roi d’Espagne. En 1931, elle confirme son talent dans un duel qui l’oppose au trois-mâts Sonia, sœur jumelle d’Ailée, sur le parcours Ryde-Le Havre-Ryde qu’elle remporte avec une très forte avance.

Aidée par sa notoriété et les conférences qu’elle donne à travers le monde, Virginie Hériot s’attache à promouvoir le yachting français et à faire connaître la qualité des ingénieurs et des chantiers navals français devenant, selon la formule du ministre de la Marine Georges Leygues, une véritable « ambassadrice de la Marine française ». Elle se consacre également à des œuvres philanthropiques, soutenant des sociétés nautiques dont le Yacht-Club de France, présidé à l’époque par Jean-Baptiste Charcot. Elle offre des voiliers dits « monotypes brestois » aux élèves de l’École navale. Elle publie un Atlas des ports orné de ses propres dessins, ainsi que des poèmes. C’est une grande amie d’Alain Gerbault qui la cite souvent dans ses œuvres.

Au début de 1932, au cours d’une traversée entre Venise et la Grèce, sa goélette Ailée II est prise dans une tempête. Virginie, qui ne quitte jamais le pont, est grièvement blessée mais elle refuse de réduire le rythme des compétitions. Fin août, lors des régates d’Arcachon, elle s’évanouit à bord de son petit voilier Aile VII, On tente de la dissuader de prendre le départ de la régate, mais en vain. Le 27 août, tandis qu’elle rejoint la ligne de départ, elle est victime d’une syncope. Elle meurt le 28 août 1932 à bord d’Ailée II. Elle avait 42 ans. Une cérémonie religieuse a lieu le 1er septembre en la Basilique Notre-Dame d’Arcachon.

Son corps est ensuite transporté à Paris où ses obsèques sont célébrées le 2 septembre en la Basilique Sainte Clotilde. Bien qu’elle ait manifesté le désir d’être immergée au large des côtes bretonnes, sa mère ne peut s’y résoudre. Mais, après la mort de sa grand-mère, Hubert de Saint-Senoch, le fils de Virginie, fera respecter les dernières volontés de sa mère. Le 28 juin 1948, Le Basque, torpilleur de l’Ecole navale, rend un dernier hommage à la bienfaitrice de l’École en procédant à l’immersion du cercueil de Virginie au large de Brest.

Virginie Hériot mérite vraiment d’être beaucoup mieux connue et honorée à Arcachon.

Bien que très en retrait par rapport à Virginie Hériot, une autre candidate pourrait être la comédienne Dominique Sanda qui a passé à Arcachon de nombreuses vacances d’été et qui, en 1966, a été élue Miss Arcachon.  

Dominique Sanda, Miss Arcachon 1966

Le soir du 4 août 1966, comme chaque été à cette époque-là, se déroule au Casino Mauresque le concours de Miss Arcachon. Un photographe propulse sur l’estrade une jeune fille en maillot de bain et celle-ci fait immédiatement l’unanimité. La nouvelle reine de beauté est une jeune parisienne en vacances à Arcachon avec ses parents. Elle s’appelle Dominique Varaigne mais elle n’a que 15 ans alors que le concours est réservé aux jeunes filles de plus de 16 ans. Qu’à cela ne tienne : les organisateurs s’inclinent et modifient sa date de naissance.

Dans sa famille quelque peu bourgeoise et traditionnelle, Dominique Varaigne dénote. Elle est alors un peu en rébellion. Deux ans plus tôt, elle avait abandonné toute scolarité après qu’une sœur de l’école Saint-Vincent-de-Paul l’eût réprimandée au sujet du très joli boubou bleu qu’elle portait à la place de la blouse réglementaire !

Quelques mois après son succès arcachonnais, elle se lance dans une carrière de mannequin qui la fait beaucoup voyager. En 1968, elle fait la couverture de Vogue. Robert Bresson la repère aussitôt. Particulièrement séduit par la beauté et le timbre particulier de la voix de la jeune femme et bien que celle-ci n’ait aucune formation de comédienne, il lui offre le rôle principal d’Une femme douce, film inspiré d’une nouvelle de Dostoïevski. Le personnage tourmenté d’une jeune fille, trop belle et trop douce pour supporter la banalité quotidienne, lui correspond tellement qu’elle-même ne voit plus la limite entre l’interprétation et l’identification. Du jour au lendemain, elle devient une star et le nom qu’elle vient de se choisir, Dominique Sanda, se voit internationalement consacré.

Elle tourne alors avec les plus grands, surtout en Italie. Très vite, elle est choisie par Vittorio De Sica pour être Micol dans Le jardin des Finzi-Contini. Encore aujourd’hui, le public du monde entier identifie Dominique Sanda à ce personnage de jeune fille de la riche communauté juive de Ferrare au moment de la montée du fascisme italien.

Dans cette période, elle revient de temps en temps à Arcachon pour la période estivale, notamment en juillet 1971 où elle suit sur la plage des cours de secourisme.

On l’appelle alors la Garbo française ou tout simplement la Sanda. On a pu dire qu’« avec ce regard si clair, venu du plus profond, elle prête à toutes les femmes qu’elle incarne le mystère de son rire, les rythmes de ses silences, sa ferveur amusée, son absorbante beauté et celle de sa voix ». Les films se succèdent, surtout en Italie et aux Etats-Unis. Curieusement, le cinéma français a du mal à lui offrir une vraie place. Même si ses apparitions à l’écran se sont beaucoup espacées depuis vingt ans, elle a tourné au total une quarantaine de films et elle a aussi mené, assez tard, une carrière théâtrale.

A 68 ans, elle vit aujourd’hui en Patagonie avec son mari, un universitaire d’origine roumaine, et fait de loin en loin quelques apparitions en Europe.

Ces maires autoritaires

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Arcachon 2020

Ces maires autoritaires…

Les pouvoirs du maire sont très importants. Il est agent de l’État, officier d’état-civil, officier de police judiciaire. Il conclut les marchés publics, délivre les permis de construire au nom de l’État, recrute et gère le personnel communal, organise les services de la mairie et les élections, fait appliquer les lois et les règlements de la République. Il doit assurer l’ordre, la salubrité publique et la tranquillité de ses administrés. Le maire est partout, il dirige tout.

Mais attention, tout maire consciencieux doit savoir se garder des possibles dérives liées à cette multiplicité de fonctions et à cet excès de pouvoir. Comme l’a souligné Montesquieu au chapitre XI de L’Esprit des Lois : « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites… Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »

Certains maires ne peuvent cependant se garder de comportements autoritaires. Ceux qui ne veulent pas d’opposition et créent un système clientéliste seraient, semble-t-il, assez nombreux en France. Pour asseoir leur autorité ou museler leur opposition, ils mettent en œuvre certaines pratiques telles que celles évoquées ci-dessous :

  • Avant les séances du conseil municipal, les décisions se prennent dans des réunions de la majorité, présentées comme autant de commissions ou de groupes de travail, et il n’est pas question d’y donner accès à l’opposition municipale.

  • Le maire a l’obligation de transmettre à l’opposition une note de synthèse sur le fond de chacun des dossiers traités en conseil municipal. Mais certains ne diffusent ces notes de synthèse qu’à la limite extrême des délais impartis par la loi et le temps manque alors pour étudier des documents souvent volumineux, comme pour la présentation du budget annuel.

  • Le conseil municipal n’est pas un lieu de débat, mais une simple chambre d’enregistrement des décisions prises en amont par le maire et ses conseillers lors des commissions.

  • Le règlement intérieur est instauré pour éviter la multiplication des questions de l’opposition. Il stipule que « la réponse du maire clôt le débat ».

  • Chaque fois que l’occasion se présente, les opposants sont ridiculisés, le maire tenant des propos mordants, ironiques ou méprisants.

  • Le micro est l’apanage du maire. Il devient un instrument de pouvoir entre les mains du chef de la majorité qui le manie à sa guise et en joue pour écourter les interventions de son opposition.

  • L’ordre du jour est chargé au maximum, les questions compliquées sont mises à la fin, certaines sont camouflées dans des décisions qui ne sont pas lues mais seulement communiquées à titre d’information.

  • Certains établissements publics peuvent être créés par la municipalité pour traiter diverses fonctions (communication, salles de spectacle, équipements divers, …) mais l’opposition n’a pas alors accès au contrôle de la gestion et des comptes de ces établissements.

  • Les habitants ne sont pas toujours consultés sur d’importantes décisions prises en matière d’urbanisme ou d’immobilier et ces décisions ne sont pas expliquées. Il s’ensuit de nombreux recours et la porte ouverte à certaines insinuations sur le fait de privilégier des intérêts privés par rapport à l’intérêt général.

  • En toute occasion, il est fait pression sur les membres du conseil municipal et les personnels municipaux. Ils ne doivent pas être vus aux réunions de l’opposition.

  • Les subventions aux associations sont réduites si certains opposants apparaissent parmi leurs dirigeants.

  • Après consultation des registres de vote des élections municipales, la part variable de la prime annuelle des personnels municipaux peut être diminuée voire supprimée s’ils se sont abstenus.

Ces quelques exemples, puisés dans diverses pratiques municipales et dans beaucoup des conseils municipaux qui se tiennent chaque année en France, illustrent la propension de certains maires à diriger leur commune dans un style personnel et musclé qui ne fait pas bon ménage avec l’expression démocratique. Ces dérives autoritaires, poussées parfois jusqu’à la caricature, visent à contenir l’opposition. Elles peuvent être constatées par tout citoyen qui a la curiosité de pousser la porte d’un conseil municipal et d’y assister, ainsi qu’il en a le droit.

Ainsi que l’a affirmé l’un de nos grands hommes politiques : « Le pouvoir est une drogue qui rend fou quiconque y goûte… »

Surtout dans les petites villes, les habitants ont souvent la sensation d’être dépendants du système de pouvoir local et, de ce fait, ils sont frileux, réticents à tout engagement politique et citoyen. En effet, leur vie, leur quotidien, parfois leurs revenus dépendent directement de ce système. Aussi faut-il fréquemment se faire violence pour s’engager et apparaître sur une liste municipale, alors que le seul remède à ces comportements autoritaires serait la présence d’une opposition forte.

Bien sûr, tout cela ne concerne pas notre bonne ville d’Arcachon. Encore que…

Pour ce qui la concerne, la liste Arcachon 2020 mettra en œuvre une gouvernance bienveillante et respectueuse du débat démocratique, en privilégiant l’écoute, le dialogue, le pluralisme et en veillant à la transparence :

  • respect et écoute de l’opposition municipale,

  • réorganisation du fonctionnement des conseils de quartier,

  • application stricte des lois, des règlements et des arrêtés municipaux,

  • délégation de certains pouvoirs à des commissions consultatives extra-municipales pour permettre de garantir plus de transparence.

D’après « Ces maires autoritaires » par Eric Béal, Stanislas Boutmy, Brigitte Colson, Jean-François Donny, Sabine Renault-Sablonière, aux Editions L’Inventaire, Paris 2014.

Présentation du futur SCoT du Bassin d’Arcachon

Le 25 septembre à La Teste-de-Buch, a eu lieu une présentation de l’organisation et des objectifs du futur SCoT du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre. Ce schéma directeur d’aménagement et de développement durable sera applicable jusqu’en 2040.

Il faut rappeler que le SCoT précédant avait été annulé à la suite de recours déposés par des associations de défense de l’environnement, principalement parce que le projet ne respectait pas des règles nationales et européennes sur la protection des espaces verts et les coupures d’urbanisation et qu’il prévoyait une augmentation top importante de l’urbanisation incompatible avec les capacités du territoire.

En fait les responsables des communes décideurs du SCoT avaient privilégié leur vision de l’intérêt de leur commune sans se préoccuper de l’intérêt global du territoire.

Il faut souhaiter que cette expérience coûteuse pour la collectivité, ne sera pas oubliée et que les élus prendront de la hauteur et donneront la priorité à l’avenir des trois communautés de communes, COBAS, COBAN et Val de L’Eyre afin d’améliorer la vie des personnes qui y habitent.

André Tillier

Ancien président de l’ASSA